22 févr. 2009

Lettre à une amie


Chère amie,

Le délicieux temps de notre enfance est désormais révolu. Séparée de vous, forcée de vivre dans cette grande ville sans âme, avec un mari peu liant qui me laisse froide, je me sens dépérir chaque jour davantage.

Depuis que je suis partie, mes seuls instants de bonheur ont été la découverte des trois adorables chatons de la maison et votre lettre m'annonçant votre venue. Ses trois chats sont mon seul réconfort, je les chéris et les aime autant que je peux ; mais ils ne peuvent vous remplacer dans mon cœur, ni compenser le peu d'amour que mon mari m'occtroie.

Le mariage, chère amie, n'est point ce que nous aimions imaginer ensemble. Au lieu d'affection, mon mari m'estime et il me semble aimer tout ici plutôt que moi, à commencer par ses chats. Cependant, mis à part sa froideur, c'est un homme admirable que tout le monde apprécie et j'ai bien tors de me plaindre car il est tout à fait courtois à mon égard.

Mais quelle morne vie sans passion ! Comme vous me manquez, chère amie de mon cœur, cher adorable petit corps. Je regrette votre énergie, vos yeux pétillants et la vie qui vous animait chaque jour à mes côtés, pour mon plus grand bonheur. L'annonce de votre venue éclaire mon horizon. Je ne tiens déjà plus en place à l'idée que je vais vous revoir, vous parler à nouveau, vous serrer dans mes bras...

Lorsque le désespoir me prend, il me suffit de repenser à nos entrevues secrètes, nos balades, nos jeux, pour me sentir à nouveau vivante et pleine de désirs.

Le souvenir de votre petit corps potelé reste gravé dans ma mémoire. Comment oublier vos formes, votre peau blanche si douce, le cambré de votre dos... Vos mains expertes qui me caressaient si bien...

Je vous revois si belle, allongée sur mon lit, les jambes écartées. Simple et naturelle, vous m'avez ouverte à tant de plaisirs inconnus !

Chacune de vos caresses éveillaient petit à petit toutes les parcelles de mon corps. Vous m'avez transmis votre chaleur intérieure.

Que de souvenirs vous me laissez, belle amie ! Bien assez, finalement, pour supporter le dur et froid contact avec mon mari. Je pense bien à vous dans nos rares moments intimes qui n'ont rien cependant de ceux que j'ai pu vivre auprès de vous.

Il utilise sa force pour me contraindre et ne me laisse aucune participation possible. Alors même que votre douceur m'encourageait à agir, il m'enferme contre mon gré dans l'inaction et la passivité, détruisant par ce biais tout désir ou plaisir en moi.

Alors, pour me consoler de ces actes brutaux qui ne m'apportent aucune satisfaction, je vous avoue, chère amie, que je ne peux m'empêcher de m'isoler afin de combler mon corps en pensant à vous.

A la réception de votre lettre, mon corps était tellement en flammes que je n'ai pu me retenir bien longtemps. La rougeur de mes joues me trahissait et mon cœur battait trop fort pour que je puisse rester dans le salon, en compagnie des amis de mon mari. Je prétextais des maux de tête et m'enfermais dans ma chambre.

A la lecture des premières lignes où vous m'annoncez votre venue, je me sentis défaillir et m'allongeais doucement sur le lit. Plus je vous lisais, plus mon corps se réveillait. Je sentais mes seins durcir et mon entre-jambe mon intérêt.

Je soulevai alors délicatement ma robe, enflammée par la lecture de vos aventures amoureuses que vous preniez bien soin de me décrire dans tous les détails.

Une main tenant la lettre et l'autre caressant l'un de mes seins, je me sentais plus que bien. J'ouvrais mes cuisses à chaque description excitante. Je me sentais déjà bien humide.

Et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je me sentis tout d'un coup léchée par petits coups entre mes jambes. L'un des chatons goûtait avec plaisir mon liquide intérieur et me procurait ainsi un plaisir tout nouveau.

Je le laissais faire, en évitant de bouger ou de lui faire peur. Il parvint même, car il y mettait toute son énergie, à me procurer des gémissements, que j'étouffais, de peur de l'effrayer. Sa petite langue rugueuse se faufilait dans tous les recoins ; j'étais submergée de plaisir. L'idée même de laisser faire un chaton entre mes jambes m'excitait au plus haut point.

Au rythme effréné qu'il avait pris, je ne fus pas longue à venir. En essayant de bouger le moins possible et en dissimulant mes gémissements, je jouis très fort, froissant sans y prendre garde votre lettre. Le petit chaton continuait à lécher et je dus l'enlever de force. Il reçut en échange toutes les caresses que vous pouvez imaginer ; il est désormais mon préféré et me suit partout.

Voilà par exemple comment je m'occupe en attendant votre venue ; j'espère que mon petit récit vous aura donné envie de me voir et de faire connaissance avec mes chats.

Par chance, mon mari doit s'absenter quelques jours et ne pourra être présent à votre arrivée. Je me réjouis par avance de la liberté que nous aurons, vous et moi, de dormir ensemble et d'être l'une à l'autre, comme auparavant.

Je vous espère heureuse et toujours aussi pleine de vie.

Affectueusement votre.


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