15 févr. 2009

Rousse

La vitre est sale mais la fenêtre est grande. Je regarde le paysage défiler sous une lumière de fin d'après-midi. Il est 17h30 ; les jours commencent enfin à rallonger.

Je ne pense pas vraiment. Me laisse porter par la musique. Je profite des dernières heures de week-end en oubliant de penser à mon boulot. Le paysage a quelque chose de positif ; il fait beau et je me sens hors de mon quotidien, ça me fait beaucoup de bien.

J'ai changé de couleur de cheveux, cet après-midi. Des reflets roux illuminent ma chevelure bouclée. Je suis différente, une autre moi. Ce n'est pas qu'un détail pour moi ; c'est une manière de dire au monde que je fais ce que je veux et que j'assume. Je me sens mieux ; belle, fière de moi, prête à recommencer la semaine pleine d'énergie.Cette énergie me réchauffe le corps.

La lumière jaunit. Les rayons du soleil jettent sur les paysages des éclats de couleur de moins en moins forts. Mais tandis que l'ombre prend sa place dans le tableau, j'aperçois les reflets rouges de mes boucles, au coin de mes yeux, qui agrippent malicieusement les derniers jets de lumière de cette journée.

Me sentir rousse m'excite. Je me sens toute neuve, presque vierge, mais aussi plus perverse, d'une certaine manière. Mon corps ressent toute la chaleur de ma nouvelle personnalité. Je me sens excitante.

Le soleil se couche désormais et des pensées de nuit me viennent à l'esprit. Je m'imagine nue ; ma peau blanche mise en valeur par ma rousseur. La sensation de mains glissant dans mes cheveux allume en moi un désir intense d'être malmenée. Envie de brutalité, de cheveux tirés...

La nuit rend à présent le paysage beaucoup moins intéressant à regarder. Je reste donc là, assise sur ce siège de train, seule, émoustillée par ce désir qui me prend. La pression de mon pantalon entre mes jambes m'excite davantage ; je ne pense plus tout d'un coup qu'à enlever mon soutien-gorge pour pouvoir sentir pointer mes seins.

Alors je me lève et me dirige vers les toilettes. Je ne vois ni n'entends rien autour de moi. J'ai l'impression de marcher dans un wagon presque vide où les seuls regards que je croise sont pleins de désir pour moi. Je me sens belle. Il me semble que ma rousseur trahit mes pensées coquines.

La poignée en fer n'est pas d'un contact très agréable mais je ne la sens même pas, tellement je suis chaude à l'intérieur. Je me retrouve coincée dans ces étroits toilettes qui n'ont rien d'excitant, mais le reflet de mon visage dans le miroir me fait oublier les lieux et, presque machinalement, ma main glisse dans mon pantalon. La sensation de mon doigt dans mon intimité déjà bien humide m'amène définitivement dans un autre monde.

J'ai chaud. J'enlève mon pull et mon soutif. Mes seins sont magnifiques dans le miroir ; leurs pointes se dressent fièrement. Je les prends dans mes mains et les caressent.Puis je baisse mon pantalon, pour ouvrir un peu mon sexe qui ne demande que ça. Le lieu est étroit, j'ai du mal à bouger sans me cogner, mais oublie tout dès que mes doigts s'approchent de mon clitoris. Je me caresse lentement d'abord, puis de plus en plus vite. Mon visage rougit de chaleur.

Mes cheveux roux scintillent dans le miroir. Ma peau paraît en effet plus blanche, plus belle. Le doigt toujours occupé à me donner du plaisir, j'approche mes seins du miroir et les écrase dessus. Le froid contraste avec la température de mon corps. C'est très excitant.

Je sais que je ne pourrais tenir bien longtemps à ce rythme-là. Mon doigt s'accélère et me vient l'envie d'en enfoncer un autre en moi. Sans m'arrêter, je mouille mon autre doigt et le plonge délicatement entre mes fesses. La sensation est parfaite ; mon plaisir monte d'un cran.

Je remue mes deux doigts à l'unisson en continuant d'écraser mes seins contre la glace. Je respire difficilement, pousse des petits gémissements ; mes fesses s'ouvrent de plus en plus. Je suis en sueur.

Et sans trop l'avoir prévu, envahie par ces trois sensations intenses, je jouis très fort en fermant les yeux.

Quand je les ouvre, je tombe sur mon reflet dans le miroir. Je me souris.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire