Je l’ai cherché longtemps. Je l’attends toujours, ce plaisir différent, tellement plus fort parce qu’il viendrait de l’intérieur. Cet orgasme qui « couronnerait » ma sexualité. On se dit, oui, évidemment, je n’en suis encore qu’au début de ma vie (sexuelle), pas besoin de stresser pour ça, avec la maturité viendra l’orgasme.
Il faut donc expliquer ça aux différents partenaires. Non, ce n’est pas à cause de toi. Tu vois, aucun homme ne m’a jamais permis de ressentir ça ; j’en ai été très proche, mais pas plus. J’aime faire l’amour, j’aime te sentir en moi, mais malgré ta force, pour le moment, je n’arrive pas au bout de mon plaisir si tu ne fais que me pénétrer. Mais continue, surtout, parce que j’aime ça quand même… Le prends surtout pas pour toi, c’est moi qui ne suis pas normale, pas encore…
Vient très vite cette idée qu’au moins, toute seule, je peux y arriver. Avec mon doigt. Et puis, pour satisfaire l’excitation qui me reste après l’amour, je m’exhibe devant lui un jour, fière de lui donner au moins la possibilité de me voir jouir. Il aime, évidemment. Je jouis d’autant plus fort qu’il me regarde.
Et tout naturellement, ça devient un jeu sexuel. A tous moments, je peux glisser ma main entre mes jambes et faire monter mon excitation. Lui aussi s’y attèle. Avec le doigt, avec la langue… Il est presque plus heureux de me voir jouir que de jouir en moi. Je sens qu’il se joue quelque chose, là. Je ne cherche plus à jouir quand il me pénètre, je profite simplement du moment et quand j’en ai envie, je caresse mon clitoris et fait monter la tension.
Plus ça va et moins je pense à cet orgasme vaginal tant attendu. Plus ça continue et plus je trouve des moyens de jouir encore plus, en ajoutant à mon doigt pleins de stimulations différentes (objets à introduire, doigts masculins qui creusent mon vagin ou fouillent mon anus, entres autres). Je jouis désormais de plus en plus fort, encouragée par cette précieuse force masculine qui change la donne.
Je jouis donc de partout, j’ai expérimenté mille sensations et pourtant toujours pas d’orgasme vaginal. Alors la question se pose ? Existe-t-il vraiment ?
Puisque l’organe du plaisir féminin semble être surtout le clitoris, puisque le vagin n’est pas une zone très sensible et que même le point G ne serait finalement que la partie profonde du clitoris, qu’est-ce qu’on a besoin de nous bassiner avec cet orgasme vaginal que seules 30% des femmes connaissent et qui, au fond, ne doit pas être plus fantastique que l’autre ? Que les autres, devrais-je dire, tant les orgasmes peuvent différer selon les moments et les stimulations diverses.
D’où m’est venue, si jeune, cette sensation de ne pas être totalement femme, normale, tant que je ne ressentirais pas cet orgasme vaginal ? Dire que pendant des années, j’ai culpabilisé de ne pouvoir offrir ça à l’homme que j’aimais.
Jouir de l’intérieur et grâce à sa pénétration, est-ce vraiment meilleur ? Ou bien simplement ai-je été dominée par mon romantisme gnan-gnan qui me poussait à « attendre » l’orgasme, comme j’attendais l’homme ?
Finalement, ne suis-je pas mille fois plus femme quand justement j’assume devant lui mon plaisir personnel, dont j’ai seule le secret et qui ne dépend que de moi ?
Il faut donc expliquer ça aux différents partenaires. Non, ce n’est pas à cause de toi. Tu vois, aucun homme ne m’a jamais permis de ressentir ça ; j’en ai été très proche, mais pas plus. J’aime faire l’amour, j’aime te sentir en moi, mais malgré ta force, pour le moment, je n’arrive pas au bout de mon plaisir si tu ne fais que me pénétrer. Mais continue, surtout, parce que j’aime ça quand même… Le prends surtout pas pour toi, c’est moi qui ne suis pas normale, pas encore…
Vient très vite cette idée qu’au moins, toute seule, je peux y arriver. Avec mon doigt. Et puis, pour satisfaire l’excitation qui me reste après l’amour, je m’exhibe devant lui un jour, fière de lui donner au moins la possibilité de me voir jouir. Il aime, évidemment. Je jouis d’autant plus fort qu’il me regarde.
Et tout naturellement, ça devient un jeu sexuel. A tous moments, je peux glisser ma main entre mes jambes et faire monter mon excitation. Lui aussi s’y attèle. Avec le doigt, avec la langue… Il est presque plus heureux de me voir jouir que de jouir en moi. Je sens qu’il se joue quelque chose, là. Je ne cherche plus à jouir quand il me pénètre, je profite simplement du moment et quand j’en ai envie, je caresse mon clitoris et fait monter la tension.
Plus ça va et moins je pense à cet orgasme vaginal tant attendu. Plus ça continue et plus je trouve des moyens de jouir encore plus, en ajoutant à mon doigt pleins de stimulations différentes (objets à introduire, doigts masculins qui creusent mon vagin ou fouillent mon anus, entres autres). Je jouis désormais de plus en plus fort, encouragée par cette précieuse force masculine qui change la donne.
Je jouis donc de partout, j’ai expérimenté mille sensations et pourtant toujours pas d’orgasme vaginal. Alors la question se pose ? Existe-t-il vraiment ?
Puisque l’organe du plaisir féminin semble être surtout le clitoris, puisque le vagin n’est pas une zone très sensible et que même le point G ne serait finalement que la partie profonde du clitoris, qu’est-ce qu’on a besoin de nous bassiner avec cet orgasme vaginal que seules 30% des femmes connaissent et qui, au fond, ne doit pas être plus fantastique que l’autre ? Que les autres, devrais-je dire, tant les orgasmes peuvent différer selon les moments et les stimulations diverses.
D’où m’est venue, si jeune, cette sensation de ne pas être totalement femme, normale, tant que je ne ressentirais pas cet orgasme vaginal ? Dire que pendant des années, j’ai culpabilisé de ne pouvoir offrir ça à l’homme que j’aimais.
Jouir de l’intérieur et grâce à sa pénétration, est-ce vraiment meilleur ? Ou bien simplement ai-je été dominée par mon romantisme gnan-gnan qui me poussait à « attendre » l’orgasme, comme j’attendais l’homme ?
Finalement, ne suis-je pas mille fois plus femme quand justement j’assume devant lui mon plaisir personnel, dont j’ai seule le secret et qui ne dépend que de moi ?