J’ai déjà tout imaginé. Positions, nombre, accessoires, lieux, situations… Tout est susceptible de m’attirer du moment que c’est libre et sans conséquence. Solo, duo, trio, orgie ; agir ou se laisser faire ; doux ou brutal ; tant que l’envie est là, rien ne me semble impossible.
Une imagination débordante. J’en rêve, j’en parle, je l’écris. Je lis tout ce que je peux trouver sur la sexualité et ses différentes pratiques. Je peux passer des heures à regarder des vidéos de cul amateurs sur internet. Et pourtant…
Lorsqu’il s’agit de transformer ces rêves en réalité, je bloque. Imaginer m’excite mais réaliser me fait peur. Peur de quoi ? Je ne sais même pas. Que ce soit moins beau que dans mes rêves, que ça ne m’excite plus tant que ça dans la pratique, que je ne puisse plus contrôler quoi que ce soit…
J’avoue que je me déçois. On dirait une allumeuse, une grande gueule, ou surtout une gamine ; à l’image de cette magnifique blonde dans American Beauty qui excite dès qu’elle peut le père de sa meilleure amie, pour finalement prendre peur quand il lui saute dessus, parce que c’est sa première fois.
Le pire, c’est de sentir qu’on est capable de beaucoup de choses sexuellement mais que ça dépend des moments, des personnes et de l’ambiance. Le pire, c’est d’avoir envie de tester plein de choses et de ne pas le faire parce qu’on attend en vain le bon moment.
J’y mets trop d’importance pour le vivre de manière légère. S’il y a un domaine dans ma vie qui me passionne, c’est bien celui-là, et j’enrage de me voir si timide au final.
La question se pose : suis-je vraiment libre ? voire même suis-je vraiment libérée ?
Comment je peux me laisser enfermer dans une sexualité routinière et confortable, moi qui me rêve en reine du X, en femme super ouverte ? Alors qu’en plus, j’ai la chance d’avoir un partenaire qui m’encourage dans cette voie, pourquoi j’en reste là ? Je n’ai que 26 ans, j’ai encore pleins d’années devant moi pour apprendre et expérimenter de nouvelles choses. Parfois, certains ont besoin d’être au pied du mur pour avancer ; en l’occurrence, pour moi, ça fait l’effet inverse, ça me bloque.
Et si je me détendais ? Et si je ne pensais qu’au plaisir que je pourrais en tirer ? Parce qu’au fond, c’est juste une question de prendre son pied, et puis changer de méthode pour y parvenir peut être aussi bénéfique. Faire entrer d’autres éléments dans ma sexualité ne peut que l’enrichir. Et si je voyais les bons côtés des choses au lieu de me focaliser sur mes peurs ?
Ce n’est pas vraiment moi, cette petite jeune fille timorée qui semble presque choquée de se retrouver confrontée à ses fantasmes. Je ne suis pas coincée.
Être effrayée de ce que je n’ai encore jamais fait ? Non, pas moi. Pas dans ce domaine-là. Moi qui avais déjà envie de sodomie alors même que j’étais encore vierge ; moi qui à 16 ans glanais toutes les infos possibles sur le sexe sans l’avoir jamais pratiqué, même pas un peu.
C’est là, sans doute, le cœur du problème : oui, je l’avoue, je suis encore vierge de pleins de choses sexuellement. Moins que d’autres, évidemment, mais tout de même vierge de beaucoup de situations excitantes.
Je peux en rester là et considérer que j’en sais déjà assez, que je m’éclate quotidiennement dans mon couple et n’ai pas besoin de plus. C’est vrai, mais finalement, pourquoi ne pas aller encore plus au bout de moi-même ? Pourquoi ne pas continuer à creuser cette passion du sexe qui m’obsède ?
Au fond, il n’y a pas vraiment de risques. Je n’ai pas peur pour mon couple. Au pire, je découvre que ce n’est pas ce que j’imaginais, et cela rend ma perception du sexe plus lucide.
Peut-être ne faut-il pas non plus mettre la barre trop haut... J’aime ça mais je ne suis pas non plus une reine du X.
Être libérée, ça s’apprend, aussi.
Je suis libre, mais à quel point, puisque je me cantonne à une sexualité confortable, alors que je prône haut et fort l’ouverture, la diversité…
Et si j’essayais simplement d’être en cohérence avec ce que j’écris, ce que je dis ?
Et si je me dé-chaînais ?
Une imagination débordante. J’en rêve, j’en parle, je l’écris. Je lis tout ce que je peux trouver sur la sexualité et ses différentes pratiques. Je peux passer des heures à regarder des vidéos de cul amateurs sur internet. Et pourtant… Lorsqu’il s’agit de transformer ces rêves en réalité, je bloque. Imaginer m’excite mais réaliser me fait peur. Peur de quoi ? Je ne sais même pas. Que ce soit moins beau que dans mes rêves, que ça ne m’excite plus tant que ça dans la pratique, que je ne puisse plus contrôler quoi que ce soit…
J’avoue que je me déçois. On dirait une allumeuse, une grande gueule, ou surtout une gamine ; à l’image de cette magnifique blonde dans American Beauty qui excite dès qu’elle peut le père de sa meilleure amie, pour finalement prendre peur quand il lui saute dessus, parce que c’est sa première fois.
Le pire, c’est de sentir qu’on est capable de beaucoup de choses sexuellement mais que ça dépend des moments, des personnes et de l’ambiance. Le pire, c’est d’avoir envie de tester plein de choses et de ne pas le faire parce qu’on attend en vain le bon moment.
J’y mets trop d’importance pour le vivre de manière légère. S’il y a un domaine dans ma vie qui me passionne, c’est bien celui-là, et j’enrage de me voir si timide au final.
La question se pose : suis-je vraiment libre ? voire même suis-je vraiment libérée ?
Comment je peux me laisser enfermer dans une sexualité routinière et confortable, moi qui me rêve en reine du X, en femme super ouverte ? Alors qu’en plus, j’ai la chance d’avoir un partenaire qui m’encourage dans cette voie, pourquoi j’en reste là ? Je n’ai que 26 ans, j’ai encore pleins d’années devant moi pour apprendre et expérimenter de nouvelles choses. Parfois, certains ont besoin d’être au pied du mur pour avancer ; en l’occurrence, pour moi, ça fait l’effet inverse, ça me bloque.
Et si je me détendais ? Et si je ne pensais qu’au plaisir que je pourrais en tirer ? Parce qu’au fond, c’est juste une question de prendre son pied, et puis changer de méthode pour y parvenir peut être aussi bénéfique. Faire entrer d’autres éléments dans ma sexualité ne peut que l’enrichir. Et si je voyais les bons côtés des choses au lieu de me focaliser sur mes peurs ?
Ce n’est pas vraiment moi, cette petite jeune fille timorée qui semble presque choquée de se retrouver confrontée à ses fantasmes. Je ne suis pas coincée.
Être effrayée de ce que je n’ai encore jamais fait ? Non, pas moi. Pas dans ce domaine-là. Moi qui avais déjà envie de sodomie alors même que j’étais encore vierge ; moi qui à 16 ans glanais toutes les infos possibles sur le sexe sans l’avoir jamais pratiqué, même pas un peu.
C’est là, sans doute, le cœur du problème : oui, je l’avoue, je suis encore vierge de pleins de choses sexuellement. Moins que d’autres, évidemment, mais tout de même vierge de beaucoup de situations excitantes.
Je peux en rester là et considérer que j’en sais déjà assez, que je m’éclate quotidiennement dans mon couple et n’ai pas besoin de plus. C’est vrai, mais finalement, pourquoi ne pas aller encore plus au bout de moi-même ? Pourquoi ne pas continuer à creuser cette passion du sexe qui m’obsède ?
Au fond, il n’y a pas vraiment de risques. Je n’ai pas peur pour mon couple. Au pire, je découvre que ce n’est pas ce que j’imaginais, et cela rend ma perception du sexe plus lucide.
Peut-être ne faut-il pas non plus mettre la barre trop haut... J’aime ça mais je ne suis pas non plus une reine du X.
Être libérée, ça s’apprend, aussi.
Je suis libre, mais à quel point, puisque je me cantonne à une sexualité confortable, alors que je prône haut et fort l’ouverture, la diversité…
Et si j’essayais simplement d’être en cohérence avec ce que j’écris, ce que je dis ?
Et si je me dé-chaînais ?
Et si tu te dé-chainais ? Et pourquoi pas.
RépondreSupprimerDe mon point vue, cela demande beaucoup de chose.
1) faire la différence entre être libre et libérée.
Libre de faire ce que tu veux avec qui tu veux et quand tu le veux ne veut pas dire être libérée. Libérée c'est pour moi un état d'esprit... un esprit vagabon, curieux, imaginatif, sans frontière.
2) dé-chainais, oui, mais avec qui ?
Bien souvent, on renvoie le problème sur l'autre. Pas la bonne personne, on est sur qu'il ou elle ne comprendra pas ce désir nouveau, des envies nouvelles. On s'habitue finalement à une certaine routine, ça nous réconforte cette pseudo stabilité et puis... on voudrait changer, mais ne serait-ce pas trop brutal... et pourquoi maintenant ? Rassure toi, ces questions je me les pose encore.
La peur du changement nous frappe tous et l'affronter n'est pas si simple.
3) Le fantasme doit-il se matérialiser ?
Grande question dont je n'ai pas la réponse. Moi aussi je consomme du cul, j'enrêve, j'en fantasme, j'en écris mais au final.. entre ce monde et le mien... il y a encore un fossé. J'ai toujours essayé de le réduire mais rien n'est simple et pourtant, tout comme toi, ce n'est pas l'envie qui me manque.
Aurais-je finalement peur d'ouvrir la boite de pandore ? de la réaction de l'autre ? et qui sait, peur de ma propre réaction ? et de ne pas assurer ou assumer mon nouveau moi ? Le mystère reste entier !
Mais, si cela devait t'arriver (et je te le souhaite)... laisse le nous (moi) savoir ;-)
Ça fait du bien de voir que je ne suis pas seule à me prendre la tête sur ces questions.
RépondreSupprimerEt c'est plutôt rassurant de voir que toi non plus, tu n'as pas vraiment de réponses.
J'aurais tendance à choisir de laisser faire le temps et le hasard des rencontres, mais au fond, est-ce que les choses peuvent vraiment arriver toutes seules, sans coup de pouce, sans qu'on force un peu le sort ? Est-ce qu'on peut se retrouver dans une orgie par hasard ? (j'exagère un peu volontairement) Est-ce que laisser venir les choses ne serait pas un prétexte pour abandonner et ne pas se confronter aux changements que cela pourrait amener dans ma petite vie toute protégée ?
Je me demande si je ne devrais pas reprendre en main ma vie en mettant de côté toutes mes peurs. Au fond, jusqu'à maintenant, je peux considérer que, sexuellement parlant, j'ai toujours maîtrisé les choses et n'ai vraiment pas eu à regretter mes choix ni mes actes. Alors pourquoi ne pas assumer complètement ma personnalité et aller jusqu'au bout de moi-même ? Après tout, ce serait si bête de passer à côté d'expériences enrichissantes et agréables, juste par peur de déranger ma petite vie normale et confortable, non ?
"Après tout, ce serait si bête de passer à côté d'expériences enrichissantes et agréables, juste par peur de déranger ma petite vie normale et confortable, non ? "
RépondreSupprimerC'est justement ça tout le défi... passer outre ses peurs, affronter ses fantasmes, ses envies.
"est-ce que les choses peuvent vraiment arriver toutes seules, sans coup de pouce, sans qu'on force un peu le sort ? Est-ce qu'on peut se retrouver dans une orgie par hasard ?"
Dans une orgie je ne sais pas... faut soit connaitre beaucoup de monde sacrément intéressé à le faire là maintenant ou bien faut sonner à la bone porte :-)
le sort ou le hasard, finalement faut toujours l'aider un peu si on veut qu'il aille dans le sens voulu, non ?
Si un homme te sourit dans la rue, si tu lui réponds, que peut-il bien arriver ? si par contre tu lui prends la main, voir plus... là, c'est sur que tu prends le risque d'orienter sa réponse, la suite des évenements. S'agit-il encore de hasard ? Peut-être pas. Au départ oui, après tu en maitrises la suite.
Je pense que tout est lié à sa façon d'écouter, de voir et de répondre à tout un tas de signaux qui nous entourent. On les accepte, on donne suite ou bien on coupe court.
Si tu veux aller de l'avant, c'est différent, car tu peux provoquer ce hasard ou bien simplement te laisser aller à tes envies.
Amuse toi ainsi demain par exemple: si quelqu'un te sourit... réponds quoiqu'il arrive. Et tu verras bien si cela change quelque chose ou pas.
Mais un doute pour moi subsiste... cherches-tu de nouvelles expériences (avec un s) ou bien quelque chose en particulier ? devenir une vraie libertine ou bien libertine d'un soir en somme ;-)
Une vraie libertine n'écrit pas ses fantasmes, elle les vit. Et surtout, elle ne se pose pas tant de questions. Je ne crois pas être de nature libertine mais je sais que lorsque je suis dedans, je peux aller loin et j'aime ça. J'ai juste envie de ne pas stagner, de continuer à découvrir des choses et à apprendre, d'où l'envie d'expériences différentes. Pour le moment, je l'exprime en écrivant, mais la question de mettre ces désirs en pratique n'est jamais bien loin dans mon esprit.
RépondreSupprimerJe ne peux que t'encourager dans ce sens... et surtout partage avec tes fidèles lecteurs tes nouvelles aventures/expériences... bonnes ou mauvaises ;-)
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