28 nov. 2010

De la douceur excitante d’une chatte rasée

Je prône pourtant le plus de naturel possible.
Je peux m’exciter sur tous les corps ; nus, habillés, lavés, sales, poilus, imberbes, lisses, etc.

Mais, de manière paradoxale, pour mon corps à moi, c'est une autre histoire : difficile de se sentir sexy avec un gros pull de nuit, des lunettes, une odeur de transpiration et des poils sous les bras. Alors même que cela peut m’attirer chez d’autres.

J’ai essayé, vraiment. J’ai tenté d’écrire dans différentes conditions mais, chaque fois, mon apparence inélégante (ou l’idée que je m’en faisais) m’a bloquée.

Et moi qui revendiquerais bien le foisonnement des poils par exemple, je dois avouer à mon grand regret que je me trouve beaucoup plus excitante lorsque je suis rasée.

Ou quand je me suis brossée les dents.

Quand mes cheveux sont lavés aussi.

On peut baiser dans des conditions particulières, le désir de l’autre nous permettant d’oublier de penser à des détails physiques. Mais écrire…

Devant l’ordi, les cuisses serrées sur un petit coussin, concentrée sur la moindre sensation comme sur la plus brève pensée, l’essentiel pour être excitée, c’est d’être en condition.

Si je m’imagine dans une scène, les jambes écartées, et que j’y vois mon reflet actuel avec des "défauts", la scène perd de son charme. Un sexe poilu, pas de problème, mais des poils non maîtrisés qui poussent de partout, rien de moins alléchant.

D’où l’importance du rasage au préalable. Afin d’avoir soi-même envie de glisser sa main dans le pantalon ; afin de se sentir offerte à la fouille de toutes les langues ; afin de se sentir mouiller tranquillement pendant qu’on écrit.

Des seins tendus, la peau lisse et une bonne haleine peuvent aussi améliorer le désir, mais c’est surtout la chatte qu’il faut soigner et même câliner, je dirais.

Se réchauffer, ou plutôt s’échauffer, tout simplement. Comme les sportifs avant l’effort.

Pour décrire les choses de manière réaliste, pour vivre les émotions en même temps, autant s’être préparé la chatte et le corps tout entier.

Pour mieux jouir. Pour mieux écrire.

A partir du moment où je ressens l'envie de glisser ma main entre mes cuisses et que je me sens prête à être ouverte, belle même en cet endroit, là l'excitation peut venir, l'inspiration peut monter et l'écriture suit avec plaisir.

14 nov. 2010

Moi (3/3)

Changement de décor nécessaire.

Un peu de temps écoulé pour digérer ce début si fort en émotions.

Remises en question, blocage, prises de tête… Pas si simple de s’assumer différente.

Mais l’envie est pourtant restée. Là, au fond, un peu cachée mais toujours vive.

Alors à quoi bon lutter, finalement ?

*

L’idée était de me prendre à contre-pied. Puisque tout ça me rendait un peu mal à l’aise, il fallait revenir au désir initial : le fantasme. Finalement, c’est de là que tout venait pour moi. Retrouver mon imagination, faire les choses comme je les veux, centrées sur mes envies. C’était ça, le plan. Biaiser pour mieux baiser, si l’on peut dire.

Et ce fut facile. Je savais ce que je voulais, au fond, quand j’en rêvais : je ne la voulais pas pour moi, mais pour lui. Un trio un peu différent de ce qu’on imagine le plus souvent. Non pas la lui laisser, mais la lui offrir. Tout en participant à la scène pour qu’elle soit encore plus excitante pour lui. Mais sans confondre mon désir et le sien : je n’avais pas forcément envie d’elle comme ça, l’idée n’était pas de lui offrir un spectacle lesbien ; non, plutôt de la faire entrer dans nos jeux sexuels, s’en servir comme d’une esclave, comme d’une poupée à faire jouir… Elle n’était pas le but, elle était un moyen. Et cela changeait tout pour moi.

A trop me remettre en question, j’en avais oublié qui j’étais : dans hétéro ou homo, c’est surtout le côté « sexuel » qui compte. Je suis une femme qui aime baiser et jouir en toutes circonstances ; l’important n’est pas avec qui mais plutôt comment.


*

Alors je décide de tout organiser selon ce que j’ai imaginé. Non pas que leurs désirs à eux ne comptent pas, mais que finalement ils sont plutôt ouverts à tout et n’ont ni l’un ni l’autre d’appréhension particulière, donc j’essaie juste de faire au mieux pour ne pas bloquer et leur casser leurs envies.

Elle me laisse faire. Sans jugement, sans peur, elle accepte tout. Elle est confiante. Elle aime être là, avec nous. Elle prendra tout ce qui viendra. Ce qui lui plaît, c’est de nous sentir à l’aise avec elle. Elle sait que tout va bien se passer.

Lui ne cesse de sourire. Il paraît aussi détendu qu’excité. Presque impatient.

Alors, d’un coup, j’entre en scène et l’attache sur le lit. Lui. Ce n’est sans doute pas ce à quoi il s’attendait, mais je me dis que c’est la meilleure façon de lui faire profiter de la soirée sans que tout aille trop vite.

Je reviens à elle, restée dans l’autre pièce, et lui explique. Attaché pour mieux savourer l’instant. Pour prendre le temps d’être vraiment excité. Pour lui permettre aussi à elle d’apprendre à connaître son corps à lui.

C’est la première fois. Que je joue avec lui de cette manière. Je me sens déjà excitée par le fait de décider moi-même du déroulement des choses. Elle me comprend. D’habitude, elle aime bien prendre le dessus, elle aussi, mais là, ce qui lui importe, c’est que je reprenne confiance en moi, que tout se passe comme moi, je le prévois.

Nous entrons dans la chambre toutes les deux. Il sourit mais ne fait pas vraiment le fier, les poings liés aux deux extrémités du lit. Seule la faible lumière du jour éclaire la pièce ; il y fait déjà chaud.

Je me déshabille. Sous leurs regards à tous les deux, je deviens nue d’un seul coup. Je ne m’excite pas encore, je me sens juste mieux, là, comme ça. J’ai toujours aimé mon corps et me sens plus forte d’être nue face à eux.

Je m’approche d’elle et entend soupirer mon prisonnier. Délicatement, je commence à déboutonner son chemisier. Elle ne bouge pas. Je lui enlève le tissu et découvre sa poitrine. Son soutien-gorge est rouge, sa peau blanche ressort d’autant plus. Je jette un rapide coup d’œil sur le lit, juste pour voir l’effet produit. J’espère qu’il bande déjà.

Je me faufile derrière elle, frôlant sa peau pour m’y habituer un peu. Elle est en face de lui et le regarde tout naturellement. Alors je dégrafe d’un seul coup son soutien-gorge et délivre ses deux gros seins. Pas si gros, juste tellement différents des miens ; plus larges, plus ronds, qu’on a très envie de lécher instinctivement. Elle est vraiment belle, offerte ainsi à notre désir. Je le vois qui s’excite, qui a envie d’elle, et je frémis. Ses seins m’excitent comme je ne l’imaginais pas ; je tends la main vers eux, les caresse doucement et, comme elle ferme les yeux, j’en profite pour lécher un de ses tétons. Je me sens plus trempée que jamais, nue, avec le sein d’une fille dans la bouche devant lui, attaché, qui n’en peut déjà plus.

Il nous supplie de le déshabiller. Mais je n’ai pas terminé la découverte de son corps à elle. Je veux qu’il ait encore plus envie. Je veux la lui offrir nue. Je me remets derrière elle et déboutonne son jean. Ma peau colle la sienne et je respire son odeur si agréable, si nouvelle. Mes mains font glisser lentement le pantalon le long de ses jambes, enlevant son string au passage. Elle me laisse tout faire, soulève seulement ses pieds pour s’en débarrasser.

Enflammée de la sentir complètement offerte, j’ose approcher ma main de sa toison brune et sens sa chaleur humide sous mes doigts. Elle ne bouge toujours pas et le regarde, lui, transpirant déjà d’être témoin de mon premier vrai contact avec un corps de femme.

Je lui demande alors de le déshabiller. Elle sourit et s’assoit sur le lit, nue. Ses mains expertes enlèvent rapidement le pantalon et le caleçon. Nous admirons alors son sexe long et tendu, qui semble comme nous appeler à l’aide. Elle entreprend de caresser tout son corps, excepté son sexe, justement. Et je m’approche aussi pour lui enlever son tee-shirt, en prenant bien soin de rattacher ses poignets. Sa respiration se fait plus forte ; nous sommes toutes les deux près de lui à le toucher sans qu’il puisse nous prendre ni nous caresser. Elle s’amuse de cette situation en collant de temps à autre ses seins sur sa peau et en laissant tomber ses cheveux sur son sexe.

Je la regarde faire ; ça me plaît, elle le sent. Elle me sourit de complicité, approche sa bouche de son sexe, l’entrouvre, fait mine de sortir sa langue puis se retire. Elle caresse d’une main son ventre, glisse entre les cuisses et s’y attarde en me fixant. Je sens qu’il aime ça. Il bouge, se tortille et gémit. Elle le prend à présent dans sa main et le branle. Vraiment bien, on dirait, car il adore ça.

Je l’observe toujours mais j'ai maintenant envie de participer. La scène me plaît, je pourrais rester là à les regarder, mais je me sens tellement chaude que je ne peux plus résister. Je plonge ma bouche humide vers le sexe durci et me délecte du plaisir de l’entendre gémir davantage. Sa main à elle continue à le branler tandis que je l’aspire et le suce goulument. Je sens l’odeur de ses doigts se mélanger à celle de son sexe.

J’ai envie de le détacher, mais ne suis pas sûre que ce soit le bon moment. J’ai dans l’idée de l’amener à s’empaler sur lui avant qu’il puisse utiliser à nouveau ses mains, mais en la regardant, je me dis qu’elle n’est peut-être pas assez excitée, elle. J’ai envie qu’elle soit bien trempée quand elle s’enfoncera sur lui. Alors je m’approche d’elle. De ses seins, d’abord, tellement attractifs, tellement appétissants. Leurs tétons durcissant dans ma bouche. Puis mes mains qui caressent ses fesses, ses hanches, ses cuisses et dont l’une est soudain aimantée par la chaleur de son sexe mouillé.

Elle écarte les jambes et gémit un peu. Je découvre de mes doigts les recoins de son intimité et me retrouve très vite en terrain connu, finalement. Sa chaleur m’excite, je glisse un doigt à l’intérieur et fouille. Elle aime. Elle veut que je continue et me regarde en haletant. C’est un plaisir de la voir ainsi, presque suppliante. Mon doigt toujours enfoncé en elle, je lèche le bout de ses seins. Elle tremble, je la sens prête pour lui et me tourne alors vers son sexe un peu relâché, qui ne tarde pas à grossir sous ma langue.

Elle a compris ce que je veux et s’approche de lui, elle aussi. Il bande fort et n’attend que ça. Je me fais un plaisir de tenir sa bite pendant qu’elle s’installe au-dessus et s’empale délicatement. Le moment est plus qu’excitant, j’ai l’impression de la déflorer. Elle s’enfonce jusqu’au bout en le regardant dans les yeux, tandis que je caresse ses fesses.

Puis, je profite de cet instant pour détacher ses poignets, le laisser libre de ses mouvements. Il se relève d’un coup et précipite ses mains, comme je m’y attendais, sur ses seins magnifiques. Tout en la pénétrant très fort. Elle bouge sur lui en gémissant, appuyée sur ses bras, la tête en arrière. Sans perdre le rythme, il m’approche de lui et me tiens collée à eux quelques minutes. Je vis leur plaisir, caresse leurs deux corps, lèche la pointe de son sein et l’écoute crier de plus en plus.

C'est tellement intense, nous sommes si bien tous les trois, que l'orgasme monte vite : les mains sur nos fesses, serrant nos deux corps l'un contre l'autre, sa bouche dans la mienne, sa queue bien profondément enfouie en elle, il jouit sans retenue, le sourire aux lèvres et les yeux brillants.