4 janv. 2011

... à qui sait attendre

On voudrait être toujours prête, ouverte, pleine d’énergie.

Avoir toujours envie, se sentir belle et excitante à chaque instant.

Il n’y a pas aucune raison que la libido diminue.

Sauf quand elle n’est plus prioritaire. Quand d’autres choses nous encombrent l’esprit, quand on a peu de temps, quand on trouve mille excuses pour ne pas regarder la réalité : plus d’envie, plus de désir, juste un corps neutre sans réaction physique.

Ça arrive.

On croit toujours qu’on n’est pas comme les autres, qu’on ne peut pas flancher, et puis un jour on s’aperçoit qu’on ne compte plus les jours où on n’y a pas pensé.

Oui, même quand on a son propre site érotique, même quand on adore ça, même quand c’est notre vraie passion, il arrive qu’on fatigue, qu’on y prenne plus goût.

Et moins on en a envie, moins on donne envie.

Heureusement, cela ne dure pas.

Et dès qu’un petit brin de désir remonte à la surface, le corps se réanime plutôt vite. Comment a-t-on pu oublier ? Comment se passer de ces pincements, de tous ces frissons ?

C’est souvent là où nous attend le plus beau des cadeaux : la redécouverte.

On parle souvent de réinventer son couple, par exemple. Alors on cherche des moyens d’exciter, des fantasmes, des positions variées jamais encore pratiquées.

On cherche à être différents.

Or, rien ne vaut finalement la « déshabitude ». Non pas être une autre, simplement avoir presque oublié comment faire.

Ne plus imaginer ce qu’il va penser, ce qu’il va aimer ou détester.

Juste vivre l’instant. Se remettre à faire l’amour, vraiment.

Les moments off préparent le terrain.

On ne s’en rend compte qu’au moment où ça repart.

J’ai toujours cru que moins je pratiquais, moins j’étais « bonne ». Plus mon corps devenait réticent, étroit, sec…

Mais je m’aperçois que ce n’est finalement pas si mal : j’ai tout à réapprendre.

Plus j’attends, plus le désir revient naturellement. De manière moins catégorique, moins automatique.

A moins être dans l’optique « épanouissement sexuel par tous les moyens », je suis plus à l’écoute de mes envies.

Et non seulement la période creuse prend fin, mais surtout, après coup, elle prend une allure salvatrice inattendue.

Non pas qu'une pause sexuelle soit forcément nécessaire, mais plutôt qu'elle n'est pas forcément destructrice.

On ne regrette jamais l'hiver quand le printemps est arrivé, mais c'est toujours bon de comprendre qu'il peut être tout aussi bénéfique.

Vive le renouveau, de toute façon !
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2 commentaires:

  1. OUI, l'âge étant là, la libido change, la santé nous joue ses tours, alors profitez en avant !

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  2. Ô que oui ! Pour avoir connu ce genre de périodes "creuses", rebondir n'est pas toujours aisé. On ne sait plus pourquoi nous en sommes arrivés là, ou on ne souhaite plus savoir et puis comme tu le décris si bien, quelque chose se produit et cela repart de plus belle. Mais rien n'est simple. Et finalement, le plus dur n'est pas de rebondir mais de durer après se rebond salvateur.

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