5 sept. 2011

L'Homme-jouet

Il fait chaud et lourd. Je m’ennuie.

Je ne rêve que d’une sieste. Juste m’allonger sur le lit et attendre.

Mais c’est un piège… Le lit est un lieu trop érotique pour moi ; je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie de sexe. 

Pourtant, l’idée même d’un corps contre le mien m’est désagréable. J’ai trop chaud pour apprécier qu’on se colle à moi.

Mon envie est intérieure ; elle vient d’en bas. 

C’est cette position allongée, sans doute… Mes jambes qui se détendent et s’ouvrent, humides. J’ai envie d’enlever un par un tous mes vêtements. De laisser respirer mes seins.

Je ne sais pas si je suis trempée de sueur ou de désir. Les deux, sans doute.

*
J’ai envie d’un homme-jouet. D’un corps d’homme qui ne parlerait pas, ne penserait pas et ne me toucherait pas. Une sorte de gode vivant ; juste une machine humaine à mon service.

Un esclave, en quelque sorte…

Je lui dirais quoi faire ; il le ferait. Il serait là pour me satisfaire.

Je l’imagine grand et fort, sans trait particulier ; juste de grandes mains solides et un sexe de taille normale.

Il ne sourit pas, il attend. Que j’ordonne. Il ne bouge pas, reste debout devant moi et me regarde. Entre temps, je me suis déshabillée. Je suis nue devant cet homme à mon service. 

Cela m’excite ; je glisse automatiquement ma main entre mes cuisses. Je me demande ce que ça lui fait. Il ne bouge toujours pas. Aucune expression de désir ne transparaît sur son visage.

Je me caresse lentement et sens monter en moi le plaisir. De petits gémissements trahissent mon excitation. 

Il bande.

Toujours sans aucune trace de la moindre émotion sur son visage, je regarde son sexe grossir et se tendre vers moi. Il se prépare. 

« Enfonce ton doigt », je lui ordonne.

Et je sens sa main s’approcher de mon sexe, son doigt entrer à l’intérieur. Je continue à caresser mon clitoris, tout en exigeant qu’il rajoute un doigt. Trempée comme je suis, il n’a aucune difficulté. Il les remue désormais tous les deux à l’intérieur. 

Aucune autre partie de moi n’est en contact avec son corps. Je ferme les yeux et me laisse emporter par la sensation délicieuse que provoquent en moi ces deux doigts puissants. 

Je demande alors qu’il enfonce un doigt de son autre main dans mes fesses, afin de multiplier les émotions. Il s’exécute délicatement et je me sens tout à fait pleine, ne sachant plus distinguer quel doigt se trouve dans quel trou.

J’enfonce moi-même ses mains dans mon sexe, je gère le rythme et ordonne chaque changement de mouvement. Tant et si bien que je me vois dans l’obligation de freiner tout ça. A trop faire monter le plaisir, j’ai envie de l’arrêter un peu. 

Pour mieux repartir avec sa bite en moi. J’exige qu’il vienne. Pour ne pas toucher mon corps, comme je le lui ai demandé, il s’installe à genoux au bord du lit et je m’approche, ouverte, pour m’emboîter sur son sexe tendu à ma hauteur.

Son excitation est bien visible ; il entre d’un seul coup à l’intérieur. Je lui crie de remuer et il commence alors des va-et-vient lents mais profonds. Je me sens à nouveau remplie. Sa force me surprend et me plaît. 

Il accélère progressivement. J’écarte les cuisses pour mieux le laisser s’enfoncer ; mes mains agrippent mes jambes… Les yeux fermés, j’imagine que je me fais baiser par une machine humaine et la sensation est plus qu’agréable.

La position est parfaite ; j’en profite pour me caresser en même temps. Les coups de reins s’amplifient et, associés aux décharges électriques de mon clitoris, me font plus que gémir, presque crier de plaisir.

Je ne retrouve mes esprits que pour lui demander de me toucher les seins en même temps. La sueur dégouline sur tout mon corps ; son odeur se mêle à celle de mon sexe pour mieux m’exciter encore.

Lorsque ses doigts atteignent les bouts de mes seins, je ne peux plus tenir ; au bord de l’évanouissement, je jouis en criant, les yeux fermés.

Je ne sais pas s’il a joui. Peu m’importe.

3 commentaires:

  1. Situation fort délectable. J'imagine très bien cet homme objet. Fantasme dont je me verrais bien l'objet. être guidé, être regardé pour ce que l'on a entre les cuisses, dévoiler sa faiblesse face à un corps de femme qui se dénude, qui se laisse attirer, qui se joue de nous, qui ordonne. Cette femme qui saisit avec ardeur, sur elle, cette queue qui serait mienne. Elle modèle ma posture tel un sculpteur, s'assure que je tienne la pose... les poses. Mon corps lui est tout dévoué.

    Sa jouissance est plus importe que la mienne. Mais me laisser ainsi me pousserait à demander pitié... pitié... achevez moi ;-)

    Je ne partagerais peut-être pas ma jouissance, qui sait. mais la votre me comblerait grandement ;-)

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  2. C'est marrant, j'aurais cru ce texte moins excitant pour un homme. C'est que j'oubliais le potentiel esclave volontaire qui sommeille en chacun de nous...

    Plus vous commentez mes textes et plus vous me semblez avoir envie d'écrire à nouveau, vous aussi.

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  3. Il est difficile pour quelqu'un qui a écrit autant que moi et pris autant de plaisir en le faisant de tout oublier, renoncer à cette part de soi-même.

    Cela reste un jardin secret... mon péché mignon si je puis dire ;-)

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